Archives du mot-clé Bactrocera dorsalis

BSV cultures fruitières – Février 2018

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A retenir :

Météorologie : les conditions de forte pluviométrie et de chaleur ont favorisé le développement de ravageurs tels que les mouches des fruits.

Agrumes : avec les fortes températures, surveiller les populations de phytoptes et de tarsonèmes.

Manguier : les vergers en production subissent des attaques fortes de B. dorsalis. Se référer à la fiche technique B. dorsalis pour mettre en œuvre les bonnes pratiques.

 

BSV cultures fruitières – Janvier 2018

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A retenir :

Météorologie : un mois de janvier très pluvieux dû au passage de la forte tempête tropicale Berguitta.

Agrumes : avec les fortes températures, surveiller les populations de phytoptes et de tarsonèmes.

Le virus de la Tristeza (CTV) est signalé sur une parcelle à la Plaine des Cafres.

Manguier : maintenir la lutte contre les mouches des fruits qui sont très actives à cette période.

BSV cultures fruitières – Septembre 2017

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A retenir :

Météorologie : températures élevées pour la saison.

Fraises: retard dans la production ; rester vigilant dans la lutte contre la drosophile.

Manguier : on note les premiers dégâts de thrips sur la zone de Grand Fond.

 

Alerte Bactrocera dorsalis détectée à l’île Maurice

Alerte à la mouche orientale des fruits (Bactrocera dorsalis) détectée à l’île Maurice

En décembre 2015, la mouche orientale des fruits (Bactrocera dorsalis) a été de nouveau détectée sur l’île sœur. Cette détection est la troisième à Maurice après 1996 et 2013. Détectée dans le nord de l’île en 2013, elle a été piégée cette fois-ci dans l’Est sur une zone très limitée. Des mesures de luttes intensives sont mises en place pour éradiquer l’espèce.

A La Réunion, nous avons déjà une espèce cousine, détectée en 1991, Bactrocera zonata. Ces deux mouches sont proches morphologiquement et les mâles de ces deux espèces sont attirés par la même kairomone : le méthyl-eugenol. Nous avons également la microguêpe parasitoïde Fopius arisanus qui peut être utilisée sur les deux espèces.

Description

B. dorsalis est une espèce tropicale qui affectionne les climats chauds et humides. Elle est extrêmement polyphage avec un spectre de plus de 300 plantes hôtes (plantes cultivées et sauvages), ce qui fait d’elle l’espèce avec la plus large gamme d’hôtes de toutes les espèces de Bactrocera. On peut citer par exemple la mangue, la papaye, les agrumes, la banane, la goyave, le goyavier ou les anones.

Originaire d’Asie, B. dorsalis constitue le regroupement de plusieurs espèces : B. invadens, B. philippinensis et B. papayae. En effet, des études de génétiques récentes ont permis d’établir que ces quatre espèces sont en réalité une seule et même espèce, B. dorsalis.

B. dorsalis a colonisé de nombreux pays dont certains proches de La Réunion : les Comores (2005), Mayotte (2007), Madagascar (2010) et quasiment toute l’Afrique (2003). Détectée pour la première fois en 2003 dans l’Est de l’Afrique, elle a colonisé neuf pays en un an et au total 22 pays en sept ans.

B dorsalis répartition

Répartition mondiale de B. dorsalis, source cabi.org. En noir, présence de B. dorsalis ; en bleu, B. dorsalis présente et répandue ; en rouge, B. dorsalis présente mais localisée. (cliquer pour agrandir)

Cycle de vie

La durée de développement de chaque stade varie selon la température. Plus la température est basse et plus long sera le cycle. Les femelles pondent leurs œufs sous la peau du fruit grâce à leur ovipositeur. Les œufs sont inférieurs à 1 mm et de couleur blanche à jaunâtre. Ils éclosent généralement après un jour d’incubation et les larves se nourrissent de la pulpe du fruit pendant 6 à 35 jours (selon la température). Celles-ci sont blanchâtres et atteignent 7,5 à 10 mm au dernier stade. Une fois leur développement achevé, elles sortent du fruit pour s’empuper dans le sol à faible profondeur (< 5 cm) au pied de la plante hôte. Les pupes sont jaunes à marron et mesurent environ 5 à 8 mm. 10 à 12 jours plus tard, les adultes émergent. On les reconnaît à leur thorax noir avec deux bandes jaunes longitudinales aux extrémités du scutum. L’abdomen est marqué d’un motif en forme de « T » noir et les ailes ont un liseré noir continu à l’extrémité de l’aile (cf schéma). Au niveau des ailes, à fort grossissement, on observe des petits poils dans la cellule br. On compte plusieurs générations durant l’année et les adultes atteignent leur maturité sexuelle au bout de 8 à 12 jours. Les mâles vont alors en quête d’une femelle pour s’accoupler et assurer leur descendance. La durée de vie des adultes varie entre 1 à 3 mois selon la température. La femelle peut pondre entre 800 à 1 500 œufs durant sa vie à raison d’une vingtaine par jour.

dorsalis V Duffourc

Critères de reconnaissance de B. dorsalis, source : V. Duffourc FDGDON-Réunion. (Cliquer pour agrandir)

Dégâts

Les dégâts sont occasionnés par les larves qui se nourrissent de la pulpe du fruit. On remarque alors un affaissement des tissus, des coulures et des lésions sur le fruit. Celui-ci a tendance à mûrir plus vite et à chuter précocement. Ces dégâts sont également une porte d’entrée aux bioagresseurs secondaires comme les pourritures et les drosophiles. Les fruits sont alors non commercialisables.

Pour présaffiche voyageur 1berver l’agriculture réunionnaise notamment la production fruitière, n’importez pas ou ne ramenez pas dans vos bagages des fruits ou des légumes quelle que soit leur provenance. De manière générale, il est obligatoire et indispensable de respecter la réglementation sur l’introduction des végétaux à La Réunion (Arrêté préfectoral n°2011-1479 du 3 septembre 2011 modifié)

En cas de doute sur une mouche des fruits, n’hésitez pas à contacter :

– La DAAF/SALIM : 0262 33 36 68 ou 0262 33 36 70

– La FDGDON (OVS végétal) : 0262 45 20 00 ou 0262 49 92 15

– La Chambre d’agriculture : 0262 96 20 50